De l'eau et des rizières. A-t-on vraiment besoin d'autre chose ?
田
Jusqu'ici, j'avais principalement vu des grandes villes. Ma troisième étape a été un petit bourg de campagne du nom de Naruto.
Naruto est réputé pour trois raisons. La première est la culture de délicieuses patates douces, que je n'ai pas eu l'occasion de goûter. La deuxième est la présence de tourbillons qui apparaissent à marée haute et marée basse sous le grand pont Naruto. Ils peuvent atteindre 2 mètres de profondeur et 20 de diamètre, et il est possible d'aller les voir de près en prenant un bateau.
Par un effet optique intéressant, la mer était incroyablement bleue à babord...
... et grise et moche à tribord. Dans le fond, le grand pont Naruto.
Sous ce dernier, sur une bande d'une dizaine de mètres de largeur, la mer se met à faire absolument n'importe quoi quatre fois par jour...
Là aussi, juste en dessous de la plate-forme.
Rétrospectivement, la balade en bateau n'est probablement pas la meilleure façon pour voir les tourbillons : sur le pont, des points d'observation permettent de les regarder de haut et de bien distinguer les fameuses spirales d'écume qui se trouvent sur les dépliants touristiques.
Par contre, du bateau, on peut voir de jolies éoliennes ! Et le coin serait peut-être intéressant pour installer des hydroliennes aussi, si on parvient à les faire fonctionner.
力
La troisième raison de la renommée de Naruto tient au fait qu'il s'agit du point de départ du pélerinage des 88 temples bouddhiques de Shikoku. En effet, s'y situent les deux premiers, à environ 1 km l'un de l'autre. Les trois suivants ne sont d'ailleurs pas très loin non plus, mais après ça se complique, le trajet complet faisant le tour de l'île et prenant environ deux mois. En tout cas, tout le long on peut croiser des pélerins, qui parfois viendront vous adresser la parole, la rencontre impromptue faisant partie intégrante de l'expérience.
Cette pagode à deux étages est le bâtiment qui représente le Ryuzenji, le temple n°1
L'entrée du Ryuzenji. Notez en bas à gauche...
... un mannequin en mousse qui porte la tenue traditionnelle du pélerin de Shikoku. Le chapeau le bâton, la tunique blanche.
Le chemin est évidemment ultra balisé : on peut longer une route jusqu'à ce panneau proclamant que le second temple se trouve à 100 m. Il semble néanmoins qu'il existe des parcours alternatifs un peu plus sympathiques.
Le temple contient un cèdre millénaire, qui aurait été planté par le fondateur du pélerinage, Kôbô-Daishi.
Cette statue apparait particulièrement sympathique, me rappelant les petits bonzes joueurs vus à Miyajima cet été.
A 5 heures du soir, la nuit tombant, les gardiens du lieu sont venus me faire les gros yeux jusqu'à ce que je parte, tout penaud.
Je n'ai pas poursuivi jusqu'au temple suivant, me concentrant plutôt sur la recherche d'un train susceptible de m'amener jusqu'à mon hôtel. Mais ce n'est que partie remise. Plus que 86 !
寺
Les fêtes de fin d'année sont maintenant passées, avec leurs excès notamment de boisson. Le vin chaud après une rude journée de ski, la bouteille de blanc pour accompagner la dinde ou de rouge pour le foie gras, le champagne du Nouvel An, le cidre de la galette des rois... La compagnie des transports ferroviaires tokyoites est heureusement là pour nous rappeler les règles de bienséance élémentaire.
3 commentaires:
Les mateurs Maudits au fond sont particulièrement réussis !
armie
N'est ce pas ? Par contre, ceux du mois de janvier sont un peu plus approximatifs, comme un prochain post le montrera.
Et la suite ? Elle vient quand ? Les lecteurs s'impatientent...
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