A la vitesse où je vais, je n'aurai probablement pas terminé cette série de messages avant mes prochaines vacances...
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Shikoku est reliée à Honshu, l'île principale, par plusieurs ponts. Celui que j'ai emprunté s'appelle le Seto-Ôhashi, et avec ses 13 km de long, est le plus long pont suspendu du monde. Il passe au dessus des nombreux îlots de la mer intérieure, certains habités, d'autres sauvages. En conséquence, la traversée en train est beaucoup plus impressionnante qu'un passage dans un tunnel tout sombre.
Malheureusement, comme je n'avais pas d'hélicoptère sous la main à ce moment, vous devrez vous contenter de cette photo.
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Première étape à Shikoku...
En sortant de la gare, un bâtiment saute aux yeux : la Symbol Tower, dont le rôle est comme son nom l'indique, uniquement de représenter la ville.
Tout en haut se trouve un restaurant appelé Alice in Takamatsu. Un jour, il faudra que j'enquête sur cette obsession qu'a le Japon pour les écrits de Lewis Caroll. La sortie du film devrait être une bonne occasion.
La ville, prise d'en haut de la tour
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A quelques kilomètres de Takamatsu se trouve le Shikoku-mura, ou "village de Shikoku". Il s'agit d'un parc comprenant 33 constructions typiques de l'île à diverses époques. Il ne s'agit pas de reconstitutions mais des constructions originelles, rassemblées au même endroit. A l'entrée du "village" se situe un restaurant de sanuki udon, la spécialité du coin.
Les udon sont des pâtes de blé. Attention, ici il ne faut pas boire le bouillon dans lequel elles flottent (j'ai essayé, ce n'est que l'eau de cuisson des pâtes), mais les tremper dans le bol situé à gauche, après l'avoir rempli du contenu de l'énorme bouteille à droite.
Vu le temps qu'il faisait, j'ai eu le Shikoku-mura pour moi tout seul. Quelques photos :
Un pont en liane, qu'il faut traverser si l'on veut suivre le parcours indiqué. J'ai préféré m'abstenir...
Un théatre de Kabuki construit par des fermiers revenus de Honshu possédés par le démon de la comédie.
Une barrière à sangliers. Les animaux en faisaient le tour plusieurs fois jusqu'à tomber dans un des pièges disposés autour, ce qui permettait de faire d'une pierre deux coups : les cultures étaient protégées, et il y avait de la viande au menu.
Une presse à sucre, reconnaissable à sa forme arrondie...
Un chadô, qui fait à la fois office de petit temple bouddhique et de salon de thé pour pélerins assoiffés.
Un entrepôt à riz officiel, à l'époque où la puissance se mesurait non pas en dollar, mais en céréales.
L'intérieur d'une fabrique de sauce soja. Je vous laisse imaginer la taille du rouleau de printemps qu'on pourrait tremper là-dedans...
Ces pots, entreposés dans la cour d'une maison de pêcheurs, servent à attraper les poulpes. Des années plus tard, ces derniers s'en sont inspirés pour devenir les prédateurs ultimes...
村
Une autre des attractions majeures de Takamatsu est le Ritsurin-Koen, vaste jardin situé au pied du mont Shuin. L'endroit n'est probablement pas à son meilleur à la fin de l'automne : la partie nord semble particulièrement désolée. Il reste cependant assez impressionnant.
Ces pins ont été plantés par des membres de la famille impériale et de la famille royale d'Angleterre au début du XXème siècle.
Vous voyez un arbre sur un rocher. Les Japonais voient une grue sur une tortue.
A l'Ouest, les falaises rouges...
Cet érable a en permanence une caméra pointée sur lui : on le surveille pour prédire à quel moment ses congénères du pays entier vont rougir. Le Ritsurin-Koen comprend également un cerisier et un prunier d'élite.
Le pont croissant de lune.
Une dernière photo prise sur le mont Fuyo, colline artificielle qui ressemble comme deux gouttes d'eau au mont Fuji parait-il. Mon appareil étant tombé en rade au moment où j'allais le photographier, vous allez devoir me croire sur parole.
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Apparemment, les responsables des campagnes anti-tabac sont recrutés dans le même asile pour scénaristes que mes potes du métro...
3 commentaires:
Ne nous dis pas que ce sont tes dernières photos !
Tu rencontres, tu aimes et tu jettes ? Si ce n'était pas un appareil photo, il en pleurerait... Et nous donc.
Non, j'avais juste plus de batterie.
Et toujours cette délicate touche "Google trad" dans la version anglaise des pubs. Ils me désolent.
If it weren't a grown-up boy, it would surely be crying.
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