dimanche 29 novembre 2009

外[dehors]

L'autre jour, j'ai trouvé ce qui m'a semblé à première vue un faux billet dans mon portefeuille. En fait, c'était tout simplement un billet de 2000 yen. Ca a l'air ridicule comme ça, mais c'est la première fois que j'en voyais un depuis mon arrivée. Ces billets sont assez récents, et encore peu répandus.

J'aurais peut-être dû le garder et le mettre sous verre, mais je ne l'ai plus. J'ai probablement fini par le donner à la serveuse hyperexpressive numéro 3 du Segafredo (celle avec les cheveux longs et rouges), en échange d'un esupresso prego.



En parlant de première fois, mercredi dernier, je mettais finalement les pieds hors du Japon pour les poser pas très loin, à Taiwan. L'occasion de repasser par Narita pour découvrir que l'aéroport a été envahi par des seiches de 2 mètres de haut.


Force bleue !



Force rouge !

L'occasion aussi d'apprendre avec stupeur à quel point les liquides sont polymorphes.


LIQUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIID !

L'avion, fort confortable, diffusait OSS 117-Rio ne répond plus, un film dans lequel Jean Dujardin insulte un Chinois en moyenne une fois toutes les 7 minutes, ce qui constitue une introduction géopolitique assez intéressante à un petit tour à Formose.



Je n'ai pas eu le temps de beaucoup visiter Taiwan. J'ai principalement pu me promener un peu à Keelung (prononçez Jilong, ou Keelung ou Chilung, ou comme vous voudrez), importante ville portuaire située près de Taipei.


Un aigle en pierre. Ou peut être un couteau suisse. Il semblerait qu'on puisse apercevoir de vrais aigles dans le coin.


Des montagnes boisées.


Une digue bien moche.Vous remarquerez au passage qu'il fait gris sur toutes les photos : Keelung s'enorgueillit d'être la ville de la pluie, et l'écrit jusque sur la devanture des hôtels.

J'ai aussi pu me promener dans les rues pittoresques de Jiufen, petit village situé à flanc de montagne qui a bénéficié de l'industrie minière avant de devenir un lieu touristique. Il a été rendu célèbre par le tournage d'un film, City of Sadness, qui raconte la vie épouvantable des mineurs, et qu'il faut donc que je me procure d'urgence.


Une longue gallerie qui contient de nombreux stands de nourriture.


Une surprise pour moi et pour les quelques nippophones qui lisent le blog : の est un caractère strictement japonais (marquant ici l'appartenance, équivalent du 's anglais) , qui en principe n'a rien à faire là. J'ai appris à cette occasion qu'à Taiwan, une fois n'est pas coutume, le Japon est très bien vu.


Probablement le seul endroit au monde où c'est un gage de qualité.

L'accès au restaurant était particulièrement pittoresque : un tunnel louche, façon excavation minière, aux parois couvertes de graffiti au tipex...


... débouchant sur une maison traditionnelle japonaise, où l'on servait de la nourriture locale.


Les fleurs sont des vraies.

Puisque l'on parle de nourriture, j'ai découvert avec effroi qu'à Taiwan, on considère comme insultant de servir moins de dix plats à ses hôtes. La cuisine est un melting pot incroyable d'influences japonaises, chinoises, indigènes et occidentales, souvent pour le meilleur (soupe au poulet noir), parfois pour le pire (soupe à la grenouille molle), presque toujours pour le bourratif. Mais c'était très bon. Je me serais juste bien passé de l'impression de risquer d'exploser à chaque mouvement après.



En attendant la navette qui devait me ramener à l'aéroport, je me suis promené autour de l'hôtel.


Le plus haut bâtiment de la ville.


"This is not Hollywood dai dai dai dai..."


Ce numéro 3 désigne en fait un candidat aux éléctions, qui doivent avoir lieu en décembre.


Plusieurs ponts avec des statues d'animaux que vous commencez probablement à bien connaitre. Le singe...


...le chien...


... le coq (probablement). Je suppose qu'il y avait les douze, mais j'étais déjà un pont trop loin.

J'ai terminé mon très bref tour par la visite d'un temple bouddhique de l'ordre Fo Guang Shan.


Le temple, qui attire l'oeil par son toit coloré.


Le classique Bouddha grassouillet. Une représentation totalement différente, mince et en marbre blanc, se trouve à l'intérieur.



Je n'ai pas pris de photos dans la salle de prières ouverte au public. Dans la deuxième étape de ma conversion annoncée au bouddhisme, j'ai par contre été abordé par un volontaire, trader dans le civil, qui, me sentant un peu paumé, m'a gentiment expliqué en anglais l'histoire des différents boddhisattva (histoire de faire une comparaison bien approximative, quelque part entre un saint et un archange) représentés dans le temple, ainsi que les peintures murales ("Et là vous voyez, c'est pour montrer que le bouddhisme accueille les gens du monde entier, un peu comme cette chanson... We are the world"). Cela m'a donné envie de m'intéresser un peu au bouddhisme de l'oeil du profane (comme vous le savez probablement, la religion comparée et la mythologie sont deux de mes dadas).


Je repasserai sans doute à Taiwan dans quelques mois, comme simple touriste cette fois ci afin de visiter Taipei. En attendant, quelques curiosités vues à l'aéroport.


Vous confieriez vos enfants à Hello Kitty, vous ?


Un espace vert, idéal pour la détente.

Dans l'avion du retour (qui diffusait Tomb Raider 2, un film où Angelina Jolie tue un Chinois toutes les trois minutes), j'ai eu la joie de décoller sur ce morceau. Et c'était formidable.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je ne vois pas trop quoi dire, mais je mets juste un commentaire comme ça.
Oui, paf.
J'ose.
Pour ne rien dire en plus.
Le post était très intéressant mais bon, pas grand chose à rajouter.
Je fais mon intéressante ? Ah ?
Heu.
Génial je peux essayer de faire le plus long commentaire du monde.

LA CIGALE ET LA FOURMI

LA CIGALE AYANT CHANTE TOUT L'ÉTÉ
(je meuble)
SE TROUVA FORT DÉPOURVUE QUAND LA BISE FUT VENUE
(pourquoi quand on embrasse la cigale elle se trouve dépourvue ? elle aime pas les marques d'affection ?)
PAS UN SEUL MORCEAU DE MOUCHE OU DE VERMISSEAU
(Beetlejuice Beetlejuice !)
ELLE ALLA CRIER FAMINE
CHEZ LA FOURMI SA VOISINE
LA PRIANT DE LUI PRÊTER
DE LA BOUFFE POUR SUBSISTER
(quelle racaille ce Fontaine-La)
JUSQU'A LA SAISON NOUVELLE
JE VOUS PAIERAI LUI DIT-ELLE
(je vais la finir la fable)
AVANT AOUT FOI D'ANIMAL
INTÉRÊT ET PRINCIPAL
LA FOURMI N'EST PAS PRÊTEUSE
C'EST LA SON MOINDRE DÉFAUT
"QUE FAISIEZ VOUS AU TEMPS CHAUD" DIT-ELLE A CETTE EMPRUNTEUSE
JE CHANTAIS.
VOUS CHANTIEZ, J'EN SUIS FORT AISE

EH BIEN DANSEZ MAINTENANT

conclusion, faut être vraiment idiot pour demander quelque chose aux radins surtout si le radin est son voisin

FIN

Jean de Lanonyme

ps : écrit de mémoire de la 5ème, pardonnez les fautes. ZAGNUT

Jacob D-M a dit…

Le ballon du candidat n° 3 m'a étrangement fait penser au n° 6 dans "Le prisonnier", cette immortelle série écrite, réalisée et jouée par Patrick McGoohan. Dans mon songe, je voyais le n° 6 se fondre avec l'impitoyable boule qui le surveillait et le ramenait à chacune de ses évasions en un ballon gonflé à l'hélium capable de s'échapper enfin lors d'une campagne électorale...
Tout cela pour dire que la liberté est plus légère que l'air !