lundi 16 novembre 2009

寂[patine]

Bonjour Bon est délicieux ! C'est heureux ! Santé !
Il tient dehors à devise comme une boulangerie fait à la main aimée par le client.
Beaucoup prépareront et nous attendons le pain frais du four tel que le pain du curry du melon de l'érable, bonté ou camembert Caricaritezcara ou le Tezringo lisse qui s'allongent autour de bacon.
S'il vous plait obtenez tous les moyens une fois.



I need scissors ! 61 !



Vous l'avez probablement constaté, un calendrier particulièrement généreux associé à une législation bienveillante m'ont donné de nombreux week-ends de trois jours cette année. Néanmoins, en compensation, j'ai expérimenté un autre phénomène bien connu des Japonais : le week-end de un jour. Ledit jour a principalement été consacré au repos et à mon loyer. Dans le but de faire quelque chose d'un peu différent, je me suis rendu à Nakano, un quartier résidentiel de Tokyo situé un peu à l'ouest de Shinjuku.


Un joli carillon que je n'ai pas eu l'occasion d'entendre.

Nakano n'est pas connu pour grand chose. La seule fois où j'en avais entendu parler, c'était pour lire qu'on peut y trouver des boutiques de sous-culture visuelle moderne. Cependant, elles ne débordent pas sur tout un quartier comme à Akihabara, ne s'étalent même pas sur une rue comme à Ikebukuro. Non, elles sont bien rangées dans un centre commercial. De même, foin de gros types louches avec des lunettes qui parlent tout bas à une figurine de fille-chat, pas plus que de filles à l'air vaguement terrifiant avec un chapeau trois fois trop petit épinglé de travers sur leur crâne, une jupe en mousseline et des chaussettes zébrées. Ici, les clients viennent en couple et portent des pulls. Bouh.

L'endroit présente ceci dit une particularité sympathique. En effet, si les premières boutiques contiennent l'assortiment de mangas habituel sur fond sonore de j-pop à la joie forcée, l'enseigne, qui court sur plusieurs mètres, donne plutôt l'impression de débarquer en 2019 après la chute de New York, à la recherche de vieux numéros de Métal hurlant avec du Motorhead qui fait exploser les baffles. Jugez plutôt :


Tuyaux rouillés, manga datant des années 70, crânes humains...


...crânes pas humains, drapeau américain qui a connu de meilleurs jours...

... et la cerise sur le gâteau, un Jéroboam de Budweiser. J'ai soudainement envie de porter un marcel tâché de cambouis.

L'impression est renforcée lorsque l'on passe au dernier étage, où se trouvent les mêmes boutiques, mais contenant cette fois des guides d'époque de Ma sorcière bien aimée, des vieux numéros de l'équivalent nippon de Paris match à l'époque où il se lisait encore, des gravures de chanteurs d'enka oubliés...


Et ces deux là aussi. Et dire qu'il y en a pour aller les chercher au fin fond de l'Antarctique, voire même sur TF1...

Sorte de mélange improbable entre Akihabara et les quais de Seine que l'on aurait installé dans un centre commercial, le lieu rappelle une réalité bien étrange : même les amateurs de sous-culture vieillissent. Un jour, les pages de mes tomes de One Piece seront aussi jaunis que les Présence du futur retrouvés dans les bibliothèques familiales. Et je serai vieux.


Le voyageur imprudent, attiré par une énigme insondable rédigée presque certainement en français sur un mur, ainsi que par des lanternes aux motifs d'oiseaux, s'écartera de la gallerie commerciale qui mène de la gare au centre du même type pour y découvrir quelques rues piétonnes, avec plusieurs échoppes fort sympathiques.


Un signe du destin (ou plus probablement, un moineau).

Les constructions, à taille humaine, semblent assemblées sans aucun soucis de cohérence : ainsi, un restaurant traditionnel en bois cotoie un bar à hôtesses moderne. C'est sur quelques images de ces rues que je vais vous laisser pour cette semaine.


Ces derniers temps, la nuit tombe à 5 heures au Japon.


J'ai voulu entrer dans ce restaurant, mais il y avait un type qui ne bougeait pas juste devant. Il n'avait pas l'air bien.



MY GOD ! THERE IS SOMETHING ON THE ROOF !


Un restaurant à l'air fort sympathique. Dommage que je ne mange plus qu'en combini, j'y serais bien allé.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

du curry! du melon! de l'érable!
du melon, curry, érable
de du du

(poème du métro)

guillaume