A Shinjuku, je vais presque toujours par obligation.
宿
Shinjuku est nettement séparé en deux par la Yamanote, la ligne de métro qui fait le tour de la ville. Côté ouest, on trouve un quartier d'affaires aux immeubles gigantesques.
A gauche, il ne s'agit pas du cocon de Mothra, mais de la très caractéristique Mode Gakuen Cocoon Tower, qui abrite entre autre une faculté de design.
En poussant vers l'ouest, on finit par atteindre la mairie de Tokyo. L'architecte s'est inspiré d'un célèbre bâtiment parisien.
Chacune des tours possède à son sommet un observatoire auquel on peut monter gratuitement. On y trouve un petit restaurant et un point de vue impressionnant sur la ville.
Les jours où il fait beau, on peut apercevoir le mont Fuji dans le lointain. Pas le jour de la photo, donc.
En haut à droite, le parc du Yoyogi ou peut-être celui de Shinjuku, déjà évoqués dans un précédent message.
Le soir d'un jour férié, Shinjuku ouest prend une autre dimension. Les sous sols reliant la gare, la mairie et différents hôtels et complexes de luxe sont quasiment déserts, donnant à l'endroit un aspect de cité cyclopéenne vidée de ses habitants. L'endroit grouillant habituellement de monde, l'effet post-apocalyptique est assez saississant, surtout à la tombée du jour.
静
L'est est un quartier de loisirs. S'y trouve entre autres un ensemble de petites rues dénommé Kabuki-cho, l'un des quelques quartiers chauds de Tokyo, dans lequel je ne compte pas m'aventurer après 21h00 sans plusieurs potes et/ou un taser. Sorti de Kabuki-cho, les rues proposent des lieux d'amusement plus conventionnels : bars, karaoke, izakaya, cinémas, pachinko et autres salles d'arcades.
Deux karaoke d'une dizaine d'étage : le karaoke-kan, avec son architecture néo-néo-classique/château de la belle au bois dormant, et le Shidax, et ses salles à thèmes.
Le wald 9, cinéma qui passe entre autres de fameux nanars.
Après un cinéma de minuit, il m'est possible de rentrer de Shinjuku à pieds. Le trajet prend entre une et deux heures, et est extrêmement simple : il suffit de suivre la Meiji-dori, une des artères principales de la ville. Encore une fois, c'est l'occasion de voir la ville différemment : le plus frappant est de passer devant la Takeshita-dori, rue à frippes douteuses d'Harajuku, et de la trouver complètement vide, alors que d'habitude, il faut se frayer un chemin à coups de tête pour espérer la traverser.
賑Les cup-noodles, invention résolument japonaise, sont aujourd'hui un plat incontournable pour les gens pressés ou fauchés du monde entier. Une portion coûte en général moins de 500 yen et tient plutôt bien au corps. On peut trouver une grande variété de parfums, faisant de chaque petite coupe une expérience unique : pâtes au curry aujourd'hui, au poulet et aux champignons demain. Par ailleurs, la préparation est d'une facilité déconcertante : ouvrir le couvercle, mettre de l'eau chaude, refermer le couvercle, attendre 5 minutes et voilà. Les portions étant aisément transportables, le festin est possible n'importe où pour peu que l'on dispose d'un thermos d'eau chaude.
N'importe où sauf dans le métro.
N'importe où sauf dans le métro.
3 commentaires:
Ah non, je te reprends, les grands schlurp, comme dirait Brel, ne sont pas gênants le moins du monde pour ces porcs de japonais. par contre je suppose qu'ils apprécient peu de se récupérer une feuille d'algue avec des relents de curry sur leur PSP quand ils approchent de leur 500ème heure de jeu sur Monster Hunter 2G.
J'ai du m'y reprendre à deux fois pour comprendre que le sac du gars n'était PAS un chien, lapin, etc, tentant désespérément d'obtenir des nouilles. Feed the dog with your instant noodle, please do it at home.
guillaume
J'avais pas vu, mais c'est vrai qu'on dirait un lapin. En plus, les deux taches de soupe miso lui font des yeux. Mais je dois avouer que j'ai été distrait par la composition particulièrement audacieuse de l'image, avec une utilisation inhabituelle de la perspective, et la femme de M le maudit dans un autre wagon.
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