mercredi 7 octobre 2009

食[nourriture]

C'est l'automne, la saison idéale pour une mise à jour marronnier ! Moi, ça ne me prend pas beaucoup de temps et vous, ça permet de vous renseigner sur une question cruciale que vous vous posez tous depuis 8 mois : mais où diable va-t-il manger à midi ?

Hiroo, le quartier dans lequel se trouve mon lieu de travail, est entouré d'une multitude de restaurants offrant des cuisines diverses, ce qui permet de varier les plaisirs. Voici donc venir mon guide rouge personnel pour budgets raisonnables : le repas du midi dépasse rarement 1000 yen.

Au bout de la rue :
- Salsita, que nous appelons plus communément "le mexicain". Soupe ou salade, plat principal (sans imagination, nous commandons toujours un burrito au poulet) et boisson. Les serveuses étant phillipines, c'est l'occasion de jongler avec au moins trois langues. Avantages : c'est juste à côté. La bouffe mexicaine, c'est bon quand il pleut.

En arrivant du boulot par un chemin un peu détourné.

- Ichanbaen : restaurant de nourriture typique d'Okinawa. Je recommande le tacorice, qui est un genre de riz frit servi dans un bol chauffant en métal. Avantage : la musique d'Okinawa est instantanément reconnaissable et très agréable. Ca donne envie d'y aller.

- Hiroo no sora, soit "le ciel d'Hiroo". Restaurant de cuisine typique japonaise. On y est assis dans un trou, autour d'une table. Le plat du jour est constitué de trois bols empilés, l'un contenant en général du riz, les deux autres des tempura ou du poisson. Avantage : c'est sympa de manger japonais un peu de temps en temps.

Dans la rue commerçante d'Hiroo :


Le Homework's, un restaurant de sandwichs/hamburgers, mais organiques, donc les plats ont du goût et sont bien plus légers que ce que l'on trouve en fast food. Dans la rue passent des élèves de l'école pour filles d'à côté. Avantages : C'est bon. Une des serveuses est adorable et correspond à l'un des trois types de femme que je préfère. Inconvénients : C'est un peu cher et peut-être pas assez nourrissant. Aujourd'hui, j'ai appris avec désespoir qu'elle ne travaille pas le mercredi.


- Le Bangkok Kitchen : restaurant thailandais. Une grande assiette de riz et un petit bol de soupe, ou l'inverse. Avantage : ça cale bien et c'est bien épicé. Parfois, il n'en faut pas plus.

- un autre restaurant d'Okinawa. Le tacorice est très bon, et n'a absolument rien à voir avec celui de l'autre restaurant. Avantages : la musique d'Okinawa, c'est bien. Le metal et la j-pop d'Okinawa, c'est encore mieux.

- la Jolla, que nous appelons plus communément "l'autre mexicain". Curiosité, si le drapeau du Mexique flotte fièrement devant, les tables sont toutes décorées par une carte des Etats-Unis. S'agit-il d'un commentaire géopolitique sybillin ? A part ça, soupe ET salade et plat principal plus plantureux qu'à Salsita. Avantages : GRRRRRRRRRRRRRRRINNNNNNNNGOOOOOOO !

- Salsiccia 1 : un restaurant italien, que nous avons commencé à fréquenter très récemment. Avantage : des vraies pâtes de temps en temps, ça fait du bien.

Dans la rue du métro :
- Agary, restaurant indonésien. Bien planqué derrière des plantes vertes, on le rate une fois sur deux. Les plantes sont cependant bien pratiques quand on veut se planquer au passage d'une manifestation nationaliste. Avantages : manger un nasigoreng, c'est très bon. Inconvénients : attendre un nasigoreng, c'est très long.

- Sushiya : comme son nom l'indique, un restaurant de sushis. Lorsque l'on paye avec un gros billet, la patronne lance un "一万円" (10000 yen) retentissant, auquel les cuisiniers au comptoir répondent invariablement "hai !". Avantages : on a tendance à l'oublier, mais la cuisine japonaise, c'est aussi les sushis. Ici, on les trouve à la fois goûteux, frais et abordables.

- Samrat : juste au dessus, un restaurant indien. On peut y prendre un set de deux ou trois curry. Avantage : le nan y est à volonté. Après deux ou trois fois, les serveurs, mus par un réflexe pavlovien, nous en proposent avant même que l'on demande. Inconvénients : on se retrouve rapidement avec la carte sur sa chemise, ce qui est instructif mais fort peu seyant à une réunion. Le nan à volonté est une drogue dure, et cela fait trois semaines que nous ne sommes pas retournés ici tellement un restau indien tous les lundi, ça finit par lasser. L'écoeurement se dissipant, nous y retournerons sans doute d'ici quelques semaines.

Dans la rue de la poste :

- le bikkuriya, ou magasin surprise : il porte bien son nom, puisqu'il s'agit en apparence d'un marchand de légume...

... qui cache au sous-sol un restaurant lounge, avec aquarium, canapés en cuir, grand écran, jeux de fléchettes... On y trouve la nourriture la plus simple qui soit, un bol de riz avec un truc posé dessus, pour un prix dérisoire (de l'ordre de 500 yen). Avantage : la simplicité, c'est beau et wabi sabi. Inconvénient : bien que planqué, le restaurant est assez petit et déjà populaire, donc il n'est pas toujours possible d'y trouver une place.

- Artemis : un petit nouveau qui nous a déjà conquis, il s'agit d'un restaurant turc, ce qui nous dépayse vraiment. Dans l'espoir de nous fidéliser, le patron nous a annoncé, clin d'oeil à l'appui, que des Japonaises viennent y faire de la danse du ventre les vendredi et samedi soirs (au passage, la danse du ventre semble être la mode actuelle dans le pays). J'ai bien du mal à cacher ma curiosité. Avantages : le thé au jasmin à la fin, un petit plus qui change de la dichotomie "thé vert amer/thé noir qui ressemble à une goutte de café diluée dans de l'eau".

- un restaurant japonais, juste en face. Il s'agit là de cuisine typique, et là encore très simple : soba, tonkatsu, oyako don... Avantage : encore une fois, on n'a pas si souvent l'occasion de manger vraiment japonais. Inconvénient : le calendrier dans les toilettes émet des messages sataniques. Pour octobre, il propose "si l'on est trahi, c'est toujours parce que l'on s'en remet aux autres."

A l'autre bout, complètement isolé (donc pas de photo)

- le yakiniku/barbecue coréen. Avantages : de la viande ! Beaucoup de viande ! Inconvénient : des oignons... Beaucoup d'oignons... Avantage : un chewing gum à la menthe offert à la fin.

Un café et l'addition :
- le Segafredo, où nous échouons régulièrement après avoir mangé trop vite. Avantages : des serveuses (surtout une) qui parlent un italien aussi charmant que foireux, qui nous disent bonjour parce qu'elles nous voient débarquer régulièrement (un comportement parait-il semi impensable pour une serveuse ici), qui font des mimiques pas possibles (au bord des larmes avec des yeux énormes qui brillent quand on a oublié la carte de fidélité, air mi-timide mi-vexé mi-passif-agressif quand on est pas venus pendant une semaine...), qui dessinent des coeurs (?) dans nos cafés avec la mousse... Inconvénients : j'allais dire que c'est cher, mais bon, si on prend en compte le service, c'est donné.

6 commentaires:

Unknown a dit…

agree... sauf pour le mexicain :]

Jacob sans Esaü a dit…

Dis mois ce que tu manges et je te dirai qui tu hais : apparemment pas grand monde, vu ta tendance grand singe omnivore et ton appétence pour la gente ancillaire...

Harl a dit…

Et dis-moi, le patron de tes restaurants mexican foude, il pipeaute pas un peu ?

Sinon ouais le tacorice ça déchire ça maman, même si celui du shokudô de mon campus avait tendance à me rendre les après-midis difficiles. Pour les autres restaus, oui, c'est bien de manger jap, des fois. Ca repose. Parce qu'à force de bouffer à volonté des trucs indiens et philippins, bon, on va finir par se demander pourquoi t'es allé au Japon. Ah oui, les serveuses du Segafredo, pardon.

Unknown a dit…

Eh bien, ça c'est du cosmopolitisme culinaire. C'est bien que tu aies pu tester tout ça au lieu de te coltiner une cantine (j'aime bien tout sauf le mexicain, car je n'ai pas un immense gout pour le mexicain... hay pepito ! j'en fréquente un près de la sorbonne mais le choix est limité)
Sinon ici on a perdu un restau fast food de mini wok qui a échoué étant donné que le patron était un gros naze obséquieux, et un restaurant de bagels/donuts pas de première fraicheur. Le choix se restreint, il va vraiment falloir que je vienne !
=3

Jibi a dit…

@P()G() : Bienvenu ! Si tu es bien qui je pense, tu n'étais effectivement pas fan de l'endroit, mais tout dois te souvenir que la fine équipe compte des aficionados déclarés.
@Jacob er Armie : et encore, je me suis borné aux endroits où nous allons souvent. Je n'ai pas mentionné le chinois xénophobe (mais tenu par deux serveuses charmantes), le chinois salace, l'italien chic mais cher, le restaurant de poissons, le café +A...
@Harl : プレエエゴね。

Hugues a dit…

Non, pas l'indien, même dans quelques semaines !!!