dimanche 31 mai 2009

雨[pluie]

J'entre dans la saison pendant laquelle le parapluie devient un objet indispensable à la survie au Japon. Heureusement, on peut en trouver dans n'importe quel conbini pour à peine plus de 2 euros. Malheureusement, ils sont fragiles et semblent être considérés par les Japonais comme un bien non exclusif - c'est sans doute comme cela que mon premier parapluie a disparu. Pour éviter que cela se reproduise, j'en ai donc acheté un autre, avec une apparence plus distinctive.


Oui, je sais. Au moins, personne ne me le piquera.



Aujourd'hui, je suis allé assisté à un match de base-ball entre les équipes de deux grandes universités japonaises, Keio et Waseda.

Le stade où se déroulait la rencontre


Encore une fois, de la mascotte de qualité sur ce blog : le tigre abasourdi du base-ball


Comme vous l'aurez compris, il ne faisait pas très beau

Le match a eu ceci de particulier que pour une fois, l'esprit de fair-play et de respect de l'adversaire y étaient vraiment présents, contrairement à la situation trop fréquente où l'illusion du sport, "compétition fraternelle qui fait tomber les barrières entre les peuples" se dissipe à la première remarque chauvine, voire à la première canette lancée sur l'équipe adverse. Ici, les supporters encouragent à tour de rôle les deux équipes.


Ainsi, bien que supportant Keio, nous avons reçu la visite du chauffeur de salle de Waseda...


... puis de ses pom pom girls.

Tout le long du match, les spectateurs se levaient pour chanter l'hymne de Keio ou d'autres refrains plein d'engrish ("Keio ! We can have a chance ! K-E-I-O ! Fight-oh fight- oh !"), encourager les joueurs, pendant qu'un type habillé en premier de la classe dansait comme Rabbi Jacob sur l'estrade et que les pom pom girls nous demandaient de leur montrer nos cinq doigts. Une joyeuse ambiance, donc.



Le drapeau de Keio, pendant l'hymne officiel, juste avant le match

Le type de derrière était juste là pour remettre la casquette du porte drapeau, qui avait tendance à glisser


ダンスダンスダンス



Et le match en lui-même, me direz-vous ? Hé bien, je ne sais pas trop. Je n'étais pas très concentré, je connais à peine les règles, et les joueurs étaient à l'autre bout du stade. Je sais que quelques points ont été marqués. J'ai même vu la balle arriver pas loin de moi après un homerun. Et puis le match s'est arrêté à la mi-temps à cause de la pluie qui s'est intensifiée. De toute façon, comme bien souvent, tout ça n'était qu'une excuse pour être ensemble.



Une représentation réaliste de ce que j'ai vu du match



Le parapluie peut aussi s'avérer mortel dans des mains expertes. John Steed, Kirby ou le Pingouin sont passés maîtres dans l'art d'infliger la souffrance avec un pébroque, trafiqué ou non, sans parler des espions assassinant discrètement à l'aide d'un parapluie bulgare. L'utilisation d'une arme aussi dévastatrice est évidemment sévèrement règlementée par les autorités japonaises.


"Canarder des innocents avec un parapluie mitrailleuse ? Faites le plutôt à l'extérieur."

5 commentaires:

Momo a dit…

M le maudit n'est pas innocent !
Il mérite tout le mal qu'on peut lui faire avec un parapluie !

Sinon, je suis vraiment très impresionné par les gestes que le chauffeur de salle fait avec ses bras... Il est rapide, précis et endurant. Il faut un entrainement spéciale pour ça ?

Jibi a dit…

Apparemment, il s'entraîne toute l'année pour ces quelques heures. Tu l'aurais vu donné des coups de poings dans le vide, c'était incroyable.

Harl a dit…

Mes amis, mes amis, que de fautes d'orthogaphe ! Vous meritez de vous faire canarder par un parapluie a gouttes d'acide, tiens. Pis apres un avion allemand vous tombera sur la gueule, dans la plus pure tradition Indiana Jonesque.

Bon sur ce du coup j'ai trouve mon sujet de post, si j'oublie pas d'ici la. Et en bon japonais, je ferai ca chez moi.

Jacob Drunn-Maier a dit…

Et elle est à qui, cette chaussure à talon rose à côté du parapluie ? Rien n'échappe à mon oeil vigilant...

Jacob Drunn-Maier a dit…

ce n'était pas une remarque de Jacob, mais une question très directe de Rachel, qui publie sous le nom de Jacob car ce qui est à lui est à elle et réciproquement...